Créer une micro-entreprise en étant au chômage : comment faire ? 

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En 2024, les créations d’entreprises sont reparties à la hausse. En effet, selon l’INSEE, un nouveau record a été atteint avec près de 1.111.200 entreprises qui ont été créées.

Ces chiffres montrent l’importance que prend l’entrepreneuriat en France : lancer son activité est devenu accessible, et être au chômage ne vous prive pas de créer une entreprise, bien au contraire ! 

Comment créer une micro-entreprise ?

La micro-entreprise est un régime fiscal et social simplifié de l’entreprise individuelle, adapté aux entrepreneurs lançant leur activité. Le statut de micro-entreprise est limité à un seuil de chiffre d’affaires en 2025 de : 

  • 188.700 € pour une activité de vente de marchandises ou d’hébergement ; ou
  • 77.700 € pour une activité de prestation de services.

Bien que la création d’entreprise se multiplie, il ne faut pas oublier qu’il s’agit d’un véritable projet dont chaque étape doit être méticuleusement pensée. 

La première étape de la création d’une micro-entreprise est de faire une étude de marché, puis d’établir un business plan en fonction, lequel devra établir toutes les stratégies à suivre (financières, marketing, fiscales). 

Ensuite, il faudra effectuer les formalités administratives nécessaires à la création de l’entreprise. Pour créer votre entreprise, vous pouvez faire appel à un professionnel du droit et passer par l’intermédiaire d’une plateforme juridique. Si vous souhaitez réaliser les démarches de création seul, la déclaration doit se faire en ligne, via le guichet unique depuis le 1ᵉʳ janvier 2023. Ce dernier remplace les six réseaux de CFE (centres de formalités des entreprises).

Bon à savoir : vous pouvez vous faire accompagner par un professionnel comme Legalstart pour créer votre micro-entreprise. Legalstart se charge de toutes les démarches de création et vous accompagne sur toutes les étapes clés de la vie de votre entreprise.

Peut-on percevoir des allocations chômage en ayant un statut d’auto-entrepreneur ? 

Pour prétendre aux allocations chômage (ARE), des conditions précises doivent être respectées. 

Bon à savoir : si la réforme France Travail est entrée en vigueur le 1ᵉʳ janvier 2025, ce sont surtout les nouvelles règles encadrant le cumul entre chômage et création d’entreprise qui s’appliquent depuis le 1ᵉʳ avril 2025.

Ainsi, pour pouvoir percevoir l’ARE tout en ayant un statut d’auto-entrepreneur, il faut :

  • avoir eu un contrat de travail en CDI, à temps partiel ou à temps plein ;
  • avoir travaillé au moins 6 mois en continu, soit 130 jours, sur les 24 derniers mois (ou 36 mois pour les plus de 53 ans) ;
  • avoir involontairement perdu son emploi ;
  • être inscrit à France Travail (ex Pôle emploi) ; et
  • ne pas avoir atteint l’âge légal de départ à la retraite.

L’entrepreneur respectant les conditions précitées et lançant son activité peut conserver ses allocations chômage avec un statut de micro-entrepreneur.   

Selon les gains générés par la micro-entreprise, les ARE (aides de retour à l’emploi) sont maintenues partiellement ou dans leur intégralité. 

À noter : depuis le 1er avril 2025, le paiement de l’ARE est lissé sur 30 jours calendaires.

A contrario, un micro-entrepreneur cessant son activité ne peut percevoir des allocations chômage étant donné qu’il n’a pas cotisé. Cependant, il existe une Allocation des Travailleurs Indépendants (ATI) dont le montant ne peut dépasser 800 € par mois, pendant 6 mois. 

De quelles aides peut bénéficier un entrepreneur lançant son activité ? 

Il existe plusieurs aides étatiques dont peuvent bénéficier les entrepreneurs au début de leur activité, le but étant de favoriser l’entrepreneuriat. 

À cet égard, le dispositif NACRE (Nouvel Accompagnement pour la Création ou la Reprise d’Entreprise) est une aide à la création d’entreprise sous la forme d’un accompagnement des entrepreneurs. Ce dispositif aide les entrepreneurs à monter leur projet et à le structurer financièrement puis les accompagne dans le démarrage et développement de leur entreprise.

De plus, le dispositif ARCE (Aide à la Création ou à la Reprise d’Entreprise) permet à un demandeur d’emploi de débloquer 60 % du montant de ses droits à l’ARE en deux fois. Notez que depuis le 1er avril 2025, le second versement de l’ARCE est conditionné au fait de ne pas exercer un emploi en CDI à temps plein. De fait, l’ARCE et l’ARE ne peuvent se cumuler puisqu’il s’agit de la même aide, seule la modalité de versement diffère.

Bon à savoir : depuis la réforme, la reprise des droits à l’ARE après perception de l’ARCE est soumise à une nouvelle condition. Il est désormais obligatoire d’avoir cessé toute activité non salariée pour pouvoir prétendre à cette reprise. Si l’entreprise créée existe toujours après le second versement de l’ARCE, la demande de réactivation des droits à l’ARE sera refusée. Par ailleurs, même en cas de cessation d’activité, le versement de l’ARE n’est plus immédiat et fait l’objet d’un différé.

Alors, êtes-vous prêts à lancer votre activité ?

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